Avancez de quelques pas et levez les yeux : une verrière jaunâtre, des façades à balcons de fer et un passage qui s'incurve comme un fer à cheval. Vous êtes dans le passage Macca-Villacrosse, achevé en 1891 sur les plans de l'architecte Felix Xenopol.

1Deux branches et un fer à cheval

Ses deux branches partent de Calea Victoriei, se rejoignent et débouchent rue Eugeniu Carada, près de la Banque nationale. Sa forme curieuse s'explique : au centre de l'îlot se trouvait un hôtel, le Stadt Pesth, et le passage fut construit en le contournant. Auparavant, ce terrain accueillait l'auberge Villacrosse.

Le nom associe deux personnages. Xavier Villacrosse fut architecte en chef de la ville dans les années 1840 et 1850, et Mihalache Macca était le beau-frère du promoteur. Après 1989, le passage a retrouvé son nom d'origine et ses petites boutiques ont laissé place à des cafés et des restaurants.

2La rue de la Victoire

La rue par laquelle vous êtes arrivé est l'artère la plus élégante de Bucarest. À la fin du XVIIe siècle, le prince Constantin Brâncoveanu la traça comme un chemin couvert de poutres de chêne vers son palais de Mogoșoaia : c'était le Podul Mogoșoaiei, le « pont » de Mogoșoaia. En 1878, après la guerre d'indépendance, elle prit son nom actuel, Calea Victoriei. Dans l'entre-deux-guerres, l'élite qui avait fait de la ville le « petit Paris » s'y promenait : cafés, théâtres, chapeliers et librairies françaises.

3À observer

  • La verrière qui couvre tout le passage.
  • La rotonde où se rejoignent les deux branches, avec son vitrail.
  • Les balcons en fer forgé des façades intérieures.

Documenté

La construction en 1891 sur le projet de Felix Xenopol, l'origine du nom et le changement de Podul Mogoșoaiei en Calea Victoriei en 1878 sont documentés.

Sources et crédits

Wikipédia en roumain, « Pasajul Macca-Villacrosse » ; Liste des monuments historiques de Roumanie, ministère de la Culture ; Constantin C. Giurescu, Istoria Bucureștilor (1966).

Photographies:

  • Passage Macca-Villacrosse avec ses terrasses sous la verrière: Jorge Franganillo, CC BY 2.0.

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