Devant vous s'ouvre la vue qui récompense la montée. La montée de la Grande-Côte relie le quartier des Terreaux au plateau de la Croix-Rousse, la « colline qui travaille », sur environ 400 mètres de pente.

1Des vignes aux métiers à tisser

Au Moyen Âge, c'était un chemin entre les vignes. À partir du XVIe siècle, elle se couvre de maisons et, au XVIIIe siècle, de tisseurs : on y compte 705 métiers en 1788. C'est par là que les canuts descendaient livrer la soie aux négociants. Le 21 novembre 1831, les tisseurs en grève descendent justement cette montée : c'est le début de la révolte.

En montant, vous êtes passé près de la plaque du numéro 95, qui rappelle qu'en 1835 fut fondée ici la première coopérative de consommation de France. On raconte aussi qu'en 1895 Marius Berliet essaya dans cette pente sa première automobile, qui finit sa course dans la vitrine d'un charcutier.

2Ce qui se cache dessous

Sous le plateau, côté Rhône, se cachent les « arêtes de poisson », des galeries antiques disposées comme une arête. Les datations renvoient à l'époque romaine, mais personne ne sait à quoi elles servaient. Depuis leur redécouverte en 1959, elles nourrissent toutes sortes d'hypothèses, des trésors cachés aux passages secrets.

L'accès en est interdit : la Ville les garde fermées pour des raisons de sécurité. Le mystère, pour l'instant, reste sous vos pieds.

3Ce qu'il faut observer

  • Fourvière, en face, avec la basilique et la tour métallique.
  • Les hautes fenêtres des anciens ateliers de soie.
  • Les façades anciennes à fenêtres à meneaux dans le bas de la montée.

Documenté

En 1788, on comptait 705 métiers dans la Grande-Côte ; les canuts l'ont descendue le 21 novembre 1831 ; les galeries des « arêtes de poisson » ont été redécouvertes en 1959 et leur fonction reste inconnue.

Tradition orale

Les histoires de trésors et de passages secrets attachées aux galeries souterraines de la Croix-Rousse relèvent de la spéculation populaire.

Sources et crédits

Ville de Lyon, service des galeries souterraines (arêtes de poisson) ; Wikipédia, « Montée de la Grande-Côte » et « Arêtes de poisson » ; Louis Maynard, Histoires, légendes et anecdotes à propos des rues de Lyon (1922).

Photographies:

  • La montée de la Grande-Côte, large rue piétonne en gradins entre des immeubles colorés de la Croix-Rousse: Eagertourist, CC0.

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