Devant vous s'élève le monument que la Belgique a dédié à son acte fondateur : non pas une bataille, mais un texte de loi. La colonne du Congrès rend hommage au Congrès national qui, en 1830 et 1831, rédigea la Constitution du nouveau pays.

1L'une des constitutions les plus libérales de son temps

Après la révolution de 1830, le Congrès national adopta en février 1831 une Constitution garantissant des libertés alors peu répandues en Europe. C'est aussi le Congrès qui choisit comme premier roi Léopold de Saxe-Cobourg.

La première pierre de la colonne fut posée en 1850 et le monument inauguré en 1859. L'architecte en était Joseph Poelaert, celui-là même qui allait ensuite bâtir le gigantesque Palais de justice. La colonne mesure 47 mètres et porte à son sommet une statue de Léopold Ier de près de cinq mètres, œuvre de Guillaume Geefs.

Les quatre femmes de bronze de la base sont des libertés : celles des cultes, d'association, de l'enseignement et de la presse.

2Le Soldat inconnu

Le 11 novembre 1922, on inhuma au pied de la colonne un soldat belge non identifié, en hommage aux morts de la Première Guerre mondiale. Depuis, une flamme perpétuelle brûle près de la tombe, et c'est ici que se déroulent les cérémonies du jour de l'Armistice.

3Ce qu'il faut observer

  • Les quatre statues féminines : devinez laquelle tient une presse ou un livre.
  • La flamme éternelle, entre les deux lions.
  • La vue sur la ville basse, vers l'ouest.

Documenté

La colonne fut construite entre 1850 et 1859 d'après le projet de Poelaert, et le Soldat inconnu fut inhumé à son pied le 11 novembre 1922.

Sources et crédits

Inventaire du patrimoine architectural de la Région de Bruxelles-Capitale, fiche « Colonne du Congrès » ; Ville de Bruxelles, monuments commémoratifs ; Wikipédia, « Colonne du Congrès ».

Photographies:

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