Vous êtes devant l'église de l'ordre du Temple en Angleterre. Observez sa forme : la partie avant est ronde, comme l'église du Saint-Sépulcre de Jérusalem, que les Templiers avaient juré de protéger. Elle fut consacrée en 1185 par Héraclius, patriarche de Jérusalem, venu en Angleterre chercher de l'aide pour les croisades.

1Deux chevaliers sur un cheval

Regardez maintenant la colonne de la cour. Les deux cavaliers qui partagent la même monture reprennent le sceau de l'ordre, que l'on interprète souvent comme un symbole de la pauvreté des premiers Templiers. La sculpture est moderne, de l'an 2000. Leur pouvoir et leur richesse grandirent tant qu'en 1307 le roi de France les fit arrêter, et qu'en 1312 le pape supprima l'ordre. L'église passa aux Hospitaliers, puis aux juristes, qui occupent encore aujourd'hui le quartier du Temple.

2Des chevaliers de pierre

À l'intérieur reposent neuf gisants de chevaliers médiévaux. Le plus célèbre est celui de Guillaume le Maréchal, mort en 1219, le chevalier qui servit quatre rois. Tous n'étaient pas templiers : c'étaient des nobles qui payaient pour être enterrés ici. Les bombes de mai 1941 incendièrent l'église et endommagèrent les gisants, restaurés depuis.

Les jambes croisées des gisants ne prouvent pas qu'ils aient été croisés : c'est une posture courante dans la sculpture de l'époque.

Depuis « Da Vinci Code », paru en 2003, beaucoup de visiteurs viennent y chercher des indices. Les trésors et secrets templiers cachés ici appartiennent au roman, pas à l'histoire.

3Ce qu'il faut observer

  • La rotonde et ses fenêtres en plein cintre.
  • Le portail ouest, roman, avec son arc décoré.
  • La colonne aux deux chevaliers.
Gisants de chevaliers médiévaux dans l'église du Temple
Quatre des neuf gisants, vus d'en haut.

Documenté

L'église a été consacrée en 1185, l'ordre a été supprimé en 1312 et les gisants, dont celui de Guillaume le Maréchal, ont été endommagés lors du bombardement de 1941.

Tradition orale

Les trésors cachés et les rites secrets associés à l'église viennent de la fiction et de la légende noire des Templiers, pas des documents.

Sources et crédits

Temple Church, site officiel ; David Lewer et Robert Dark, « The Temple Church in London » (1997) ; Robin Griffith-Jones et David Park (dir.), « The Temple Church in London: History, Architecture, Art » (2010).

Photographies:

  • L'église du Temple et sa nef ronde: John Salmon, CC BY-SA 2.0.
  • Gisants de chevaliers médiévaux dans l'église du Temple: -JvL-, CC BY 2.0.

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