Devant vous se trouve l’école Al Ahmadiya, considérée comme la première école régulière de Dubaï. Plusieurs générations d’enfants de Deira y ont étudié, parmi lesquels le cheikh Rashid bin Saeed, futur souverain de l’émirat.

1Une école payée en perles

Elle fut fondée en 1912 par le cheikh Ahmed bin Dalmouk, l’un des grands marchands de perles du Golfe. Il mourut avant de la voir achevée ; son fils Mohammed termina les travaux et lui donna le nom de son père. Les élèves, tous des garçons, s’asseyaient sur des nattes en feuilles de palmier autour du maître pour apprendre le Coran, l’arabe, la calligraphie et le calcul. Au début, l’école était gratuite : Dalmouk lui-même payait les maîtres, venus d’Arabie puis, à partir de 1920, d’Irak. La crise des perles des années 1930 obligea à suspendre les cours. En 1963, l’école déménagea dans un nouveau bâtiment, et l’ancien fut restauré puis ouvert comme musée de l’éducation en 2000.

2L’ânesse de midi

Place à la légende. Dans la péninsule Arabique, les heures centrales du jour sont celles de la gayla, la sieste. Pour que les enfants ne sortent pas jouer sous un soleil qui pouvait tuer, les familles racontaient l’histoire de Hmarat Al Gayla, « l’ânesse de midi ».

Selon la tradition, c’est une créature au corps de femme et aux pattes d’âne qui poursuit les enfants s’éloignant seuls à l’heure de la sieste.

C’était un conte protecteur : une peur utile, qui gardait les petits à l’ombre.

3Ce qu’il faut observer

  • Le soubassement de pierre corallienne, le matériau de construction du vieux Deira.
  • Les fenêtres rondes en gypse ajouré de la façade.
  • La Heritage House voisine, avec sa tour à vent.

Documenté

L’école Al Ahmadiya a été fondée en 1912 par le marchand de perles Ahmed bin Dalmouk, a déménagé dans un autre bâtiment en 1963 et a ouvert comme musée de l’éducation en 2000.

Tradition orale

Hmarat Al Gayla est un personnage du folklore émirien que l’on invoquait pour empêcher les enfants de sortir pendant la sieste ; elle relève de la tradition orale.

Sources et crédits

Dubai Culture & Arts Authority, Al Ahmadiya School ; Gulf News, « A fountain of learning » ; The National, « Tales preserved for the future » (2009) et Khaleej Times, « Of jinns, fairytales and folklore ».

Photographies:

  • Façade de l’école Al Ahmadiya, dans le quartier d’Al Ras à Deira: أمين علوان, CC BY-SA 4.0.

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