La porte devant vous ne ressemble à aucune autre à Osaka : métal, béton et deux gardiens de bronze à l'allure presque athlétique. Elle a été conçue en 1997 par Takaguchi Kyōyū, à la fois abbé du temple et architecte, et les gardiens sont l'œuvre du sculpteur Kamigō Mineo. Mais le plus étonnant d'Isshin-ji se trouve à l'intérieur.

1Des Bouddhas faits de personnes

Selon la tradition du temple, le moine Hōnen eut ici un ermitage en 1185. Isshin-ji accueille les cendres de quiconque, quelle que soit son origine. En 1887, il prit une décision singulière : les cendres d'environ cinquante mille personnes, rassemblées depuis 1851, furent broyées et mêlées pour mouler une statue d'Amida. Ainsi naquit l'okotsubutsu, le « Bouddha d'os ».

Depuis, on en façonne un nouveau tous les dix ans. Les bombardements de mars 1945 en détruisirent six, dont les restes furent intégrés au suivant. Aujourd'hui, le temple conserve les cendres d'environ deux millions de personnes. De nombreuses familles d'Osaka viennent rendre visite « à leurs grands-parents » dans ces statues.

Cette pratique est reconnue comme Bien culturel immatériel de la ville d'Osaka.

2Un samouraï contre l'alcool

Dans l'enceinte se trouve la tombe de Honda Tadatomo, mort lors du siège de 1615. On raconte qu'avant de mourir, il voulut venir en aide à ceux qui souffraient de l'alcool ; depuis, on lui demande la force d'arrêter de boire.

3Ce qu'il faut observer

  • Les gardiens de bronze de la porte.
  • Le va-et-vient des familles portant des fleurs.
  • La salle des okotsubutsu, si vous entrez avec respect.

Documenté

Isshin-ji a moulé son premier Bouddha de cendres en 1887, avec des restes réunis depuis 1851 ; depuis 1947, il en réalise un tous les dix ans, et sa porte actuelle date de 1997.

Tradition orale

L'ermitage de Hōnen en 1185 relève de la tradition du temple, et l'aide de Honda Tadatomo à ceux qui veulent arrêter de boire est une croyance populaire.

Sources et crédits

Temple Isshin-ji (site officiel, okotsubutsu) ; Ville d'Osaka, biens culturels immatériels ; Wikipédia en japonais, « 一心寺 ».

Photographies:

  • La porte moderne de l'Isshin-ji et ses deux gardiens de bronze sous une structure métallique: KENPEI, CC BY-SA 3.0.

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