Devant vous se dresse la tour de la Cloche, Zhōnglóu, point d'arrivée de l'axe central de Pékin. Remarquez qu'à la différence de la tour du Tambour, elle est entièrement en pierre et en brique. Il y a une raison : la précédente, en bois, a brûlé.
1Une tour à l'épreuve du feu
La tour des Ming brûla peu après sa construction. Pendant des siècles, on eut du mal à l'entretenir, jusqu'à ce qu'en 1745 l'empereur Qianlong la fasse rebâtir, cette fois en brique et en pierre. Elle mesure près de 48 mètres et, là-haut, pend une cloche de bronze de l'ère Yongle haute de 5,4 mètres. Quand elle sonnait, on l'entendait dans une bonne partie de la ville.
2La fille du fondeur
Son timbre a sa légende. On raconte que l'empereur commanda la cloche à un maître fondeur en le menaçant de mort s'il échouait. Les premières coulées sortirent fêlées. Désespérée, sa fille se jeta dans le bronze en fusion ; son père tenta de la retenir et ne garda dans la main qu'un soulier.
La cloche fut parfaite, et depuis, disent les Pékinois, elle sonne « xie », qui signifie « soulier » en chinois.
La jeune fille fut vénérée dans le quartier comme « la déesse qui fondit la cloche ». Aucun document ne vient étayer cette histoire, mais on la raconte depuis des générations.
Au pied des tours, l'esplanade est l'un des coins les plus vivants de Pékin : enfants, cerfs-volants et voisins qui se promènent en fin d'après-midi.
3Ce qu'il faut observer
- Les arcs de pierre grise sur les quatre faces.
- La balustrade blanche qui entoure l'étage supérieur.
- La perspective vers le sud : d'ici, la tour du Tambour s'aligne sur l'axe de la ville.
Documenté
La tour actuelle fut reconstruite en brique et en pierre à partir de 1745 et abrite une cloche de bronze de l'ère Yongle d'environ 5,4 mètres de haut.
Tradition orale
L'histoire de la fille du fondeur jetée dans le bronze et du soulier qui donne son nom au son est une légende populaire.
Sources et crédits
Bureau des tours du Tambour et de la Cloche de Pékin, informations officielles ; UNESCO, « Axe central de Beijing » (2024) ; Juliet Bredon, « Peking » (1922), qui rapporte la légende de la cloche.
Photographies:
- La tour de la Cloche, en brique grise, avec un grand arc et un toit à double avant-toit: Windmemories, CC BY-SA 4.0.
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