Vous voici à Ô Quan Chưởng, la seule encore debout des portes qui perçaient le rempart extérieur de l'ancienne Hanoï. C'est par ici que l'on sortait du quartier des marchands vers le fleuve Rouge.
1Une porte de 1749
La porte fut construite en 1749 et refaite en 1817, sous la forme qu'elle conserve encore. Son nom officiel est inscrit au-dessus de l'arc : Đông Hà Môn, « porte du fleuve de l'Est ». La tourelle servait à surveiller et contrôler le passage des marchandises et des personnes.
À gauche de la porte se trouve une stèle que le gouverneur Hoàng Diệu, celui-là même qui défendit la citadelle en 1882, fit poser en 1881. Elle interdit aux gardes de harceler ou de rançonner les passants.
2Qui était le « quan chưởng » ?
Le nom populaire, « porte de l'officier Chưởng », a une explication romanesque. On raconte qu'en novembre 1873, lorsque Francis Garnier attaqua Hanoï, un officier au grade de chưởng cơ défendit cette porte avec une centaine de soldats jusqu'au dernier.
Le récit est émouvant, mais personne n'a pu le confirmer par des documents d'époque.
Curieusement, les Français l'appelaient Porte Jean-Dupuis, du nom du négociant dont les intrigues servirent de prétexte à cette attaque. Une porte, deux noms et deux façons de raconter la même histoire.
3Ce qu'il faut observer
- Les caractères « 東河門 » au-dessus de l'arc central.
- La stèle de 1881 encastrée dans le mur.
- La tourelle de guet et son toit incurvé.
Documenté
La porte fut construite en 1749 et refaite en 1817 ; la stèle de Hoàng Diệu de 1881 interdit aux gardes de harceler les passants.
Tradition orale
La défense héroïque de la porte par un officier et cent soldats en 1873 est un récit traditionnel qui n'a pu être vérifié.
Sources et crédits
Hoàng Đạo Thúy, « Người và cảnh Hà Nội » ; Direction du Vieux Quartier de Hanoï (hanoioldquarter.vn) ; Wikipédia en vietnamien, « Ô Quan Chưởng ».
Photographies:
- Porte Ô Quan Chưởng, en brique, surmontée de sa petite tour de guet: Christophe95, CC BY-SA 4.0.
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